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Demi-tons en sérigraphie (1 de 6)

L'impression de demi-tons en sérigraphie, une vision historique



La problématique de la reproduction des demi-tons en sérigraphie.

Nous publions ce post à mode de divulgation de la histoire de la sérigraphie et arts graphiques en général.

Extrait de la publication de la revue le Tamis de 1967.

Les progrès en matière d'impression de demi-tons en sérigraphie ont été réalisés en dépit des nombreuses difficultés inhérentes au procédé. De par sa structure, la sérigraphie est incompatible avec cette forme de reproduction. La plus grande difficulté consiste à trouver un compromis entre la structure de la toile d'impression et la linéature de la trame, compromis qui a pour tâche d'empêcher l'apparition d'effets nuisibles à la qualité de la reproduction. L'origine de ces effets nuisibles, appelés «moiré», est facilement explicable quand on compare la nature des châblons photographiques de demi-tons avec la structure du tissu. Le châblon est généralement un film à base de gélatine dans lequel les lumières les plus claires de l'image à reproduire prennent la forme physique de petits points minuscules, tandis que pour la reproduction des tonalités moyennes les points de trame sont plus grands; pour la reproduction des régions denses de la même image, par contre, les points de trame ont une forme quadrillée ressemblant à un damier.

Vers l'extrémité des ombres la forme physique est inversée, les valeurs des ombres profondes sont produites par des points individuels de gélatine, qui tous pourraient être parfaitement imprimés comme des points inversés. La toile, comme on le sait, est tissée de fils parallèles ou monofilements, qui se croisent en un angle de 90°. Le passage de l'encre à travers les mailles est proportionnel à l'ouverture des mailles et à l'épaisseur des fils. D'où, si on imprime avec une toile de fils très fins, les mailles seront plus grands et l'encre passera plus aisément.

En utilisant des châblons de demi-tons, nous devons tenir compte de l'effet produit par un fils de la maille qui coïncide avec une petite ouverture dans le châblon, par exemple un point dans les hautes lumières. Le fil réduira la quantité d'encre passant par cette ouverture, et aux intersections les fils croisés causeront encore une plus grande obstruction. ll en résulte que nous nous trouvons devant le problème d'une action imprimante avec laquelle certains points dans les hautes lumières seront reproduits faiblement, tandis que d'autres ne le seront pas du tout.

Quand le châblon de gélatine adhère à la toile, il est clair qu'il doit exister une sorte de relation numérique d'espace entre les points du châblon demi-tons et les fils de la toile. En termes exacts, cette relation doit se situer entre le numéro de la trame et le numéro de la toile. Pour donner à cette relation une valeur concrète par voie d'exemple, les sérigraphes sont généralement d'accord pour accepter que le numéro de la trame ne peut excéder le tiers du numéro de la toile, ce qui veut dire que pour imprimer un châblon demi-tons de 80 points de trame, il faut utiliser une toile du numéro 240. De ce qui suit, on serait tenté de conclure qu'il est préférable d'augmenter encore cette relation. Cependant, il y a des raisons d'ordre pratique qui nous empêchent d'utiliser une trame plus fine que celle de 80 points, car les difficultés deviendraient alors plus grandes encore.

Pour en revenir à la relation qui doit exister entre le numéro de la trame et le numéro de la toile, celle-ci est souvent la cause d'une difficulté de base dans l'impression de demi-tons en sérigraphie. En premier lieu, je veux vous parler des difficultés qui se présentent aux extrémités des hautes lumières.

Quelle que soit la relation, et même quand la relation entre la toile et la trame coïncide parfaitement, cette coïncidence fera que dans les hautes lumières certains points resteront ouverts, tandis que d'autres points seront plus ou moins obstrués à des intervalles répétés par les fils de la toile, ou, pire encore, là où les fils. se, croisent. ll est évident que nous nous trouvons ici devant une situation qui peut avoir comme effet que des obstructions sérieuses se présentent au passage de l'encre nécessaire à l'impression des points de trame. Il peut en résulter des valeurs irrégulières ou même, dans certains cas, des effets de moiré.

Actuellement, nous faisons de notre mieux pour vaincre cette difficulté en utilisant les soies les plus fines. En choisissant des toiles monobrin, nous tâchons d'obtenir les ouvertures maxima en relation avec l'épaisseur des fils. Ce qui n'empêche que le même problème se présente encore très souvent; pour réduire ses effets nuisibles au maximum, nous sommes obligés d'utiliser pour la reproduction des hautes lumières un point de trame quelque peu plus grand que ne l'exige l'image.

A l'extrémité des ombres, où la forme du châblon est inversée, nous rencontrons une difficulté d'un tout autre genre. Là, nous nous trouvons en face de points inversés qui, en théorie, résulteraient de chaque point de gélatine agissant comme un masque, permettant de n'imprimer qu'autour de ce point. Pour obtenir une bonne impression, le point devrait être plan et, lors de l'impression, tout à fait en contact étroit avec le support à imprimer. Malheureusement cette condition idéale est difficile à obtenir à cause des difficultés qui se présentent lors de l'adhésion des points sur la toile. Il en résulte souvent une malformation du point avec le résultat que l'encre pénètre sous lui.

Ici également nous faisons de notre mieux pour vaincre ces effets indésirables, notamment en utilisant une toile aussi fine que possible et en tenant relativement grand le point inversé dans les ombres. En tout, cela signifie que nous avons besoin de positifs demi-tons plans dans toute la gamme des tonalités.

Une autre difficulté, c'est qu'en sérigraphie l'encre a tendance à pénétrer sous les petits points inversés. En fin de compte, je pense que nous réussissons mieux dans l'impression des hautes lumières que dans celle des ombres; mais rien ne sera changé du fait que la viscosité de l'encre, qui permet de meilleures impressions dans les hautes lumières, aidera à augmenter le remplissage des points d'ombre.

Je suis d'avis qu'il est possible d'apporter des améliorations en utilisant une trame irrégulière au lieu de l'orthodoxe trame de verre ou de la trame de contact. Je ne prétends pas qu'il suffit d'utiliser un grain irrégulier pour tramer des images à modelé continu. La chose est relativement facile. Il est en outre nécessaire que les tonalités se fondent les unes dans les autres d'une manière égale, unie; résultat qui ne peut être obtenu qu'à la condition que tous les points impriment une forme correcte. ll n'y a pas de doute que des recherches faites dans ce sens donneraient de bons résultats. Il importe, en premier lieu, de trouver la forme du point se prêtant à des arrangements irréguliers et qui seraient facilement imprimables tant dans les hautes lumières que dans les parties ombrées. Le nœud du problème est de trouver un point dont la forme s'accommoderait de la structure de la toile et cela à chaque extrémité de la gamme des tonalités. ll faut que le point des hautes lumières soit difficile à obstruer et qu'il ancre dans la toile de telle manière qu'il soit moins exposé aux déformations.

Tout d'abord, regardez la différence qui existe entre l'impression d'un point rond des hautes lumières et l'impression d'un trait fin. La trame » étant composée de petits points est de par sa nature facilement obstruable aux intersections des fils de la toile; par contre, il est facile d'imprimer un trait fin d'une manière parfaite bien que ce trait soit coupé par de nombreuses intersections. ll en faut chercher la raison dans le fait que l'encre remplit les mailles de telle façon qu'elle forme une ligne interrompue limitée seulement par les bords de l'image à imprimer. On pourrait en conclure qu'une trame d'une forme allongée imprimerait dans les hautes lumières de la même façon qu'une ligne courte et fine; elle s'étendrait au-delà de l'intersection des mailles, qui, comme nous l'avons déjà dit, sont souvent la cause qu'un point de trame échoue. Pour se prêter à des arrangements irréguliers, la trame allongée pourrait avoir la forme quadrillée d'un effet à peu près réticulaire. Je suis également d'avis que la forme inversée d'une pareille trame imprimerait mieux les ombres et, de plus, l'ancrage dans la toile serait meilleur et moins exposé à la déformation. Il y a sur le marché des trames de contact de formes irrégulières et je suis certain que des recherches préliminaires pourraient être faites en expérimentant celles qui se prêteraient le mieux, de sorte que finalement la trame idéale pourrait être mise à la disposition des sérigraphes.

Jusqu'ici nous nous sommes presqu'exclusivement occupés des problèmes qui se posent lors de l'impression des hautes lumières et des extrémités des ombres dans la gamme des tonalités.

Une autre difficulté avec laquelle sont aux prises les sérigraphes est celle du «saut des tons», ce qui se présente près des tonalités de valeurs moyennes.

Cette difficulté est due à l'encre qui coule à travers les coins combinés des quadrillés du demi-ton normal à 50 % du modelé. Dans les autres procédés d'impression, ce problème a été résolu en créant des trames de contact ayant une forme légèrement allongée, qui produisent, dans une direction, l'effet d'un trait avant qu'il rencontre, dans l'autre direction, une valeur de ton légèrement plus foncée. Le «saut du ton» est, en outre, réduit parce qu'il est partagé en deux étapes.

Une firme londonienne, spécialisée dans la confection de châblons photomécaniques, a fait des essais pour améliorer les valeurs des tons moyens, surtout là où elles se présentent dans le ton clair des figures, en utilisant des trames de ce genre pour la sélection des couleurs des images à modelé continu [1]. Dans les travaux demi-tons en sérigraphie le «saut des tons» pose un problème réel parce que, par la nature même du procédé, l'encre n'a pas besoin d'être beaucoup encouragée pour se conduire dans ce sens. A présent, l'usage de cette trame semble offrir au moins une solution partielle.

Tous ces problèmes deviennent plus difficiles à vaincre quand on utilise des trames très fines. Pour les travaux à trame grossière, ces problèmes n'existent pas et les résultats obtenus sont vraiment excellents.

Jusqu'il y a quelque temps, les sérigraphes conscients de la qualité ne voyaient aucun intérêt à forcer l'utilisation de l'impression de demi-tons jusqu'à une finesse où les résultats étaient sensiblement inférieurs à ceux obtenus dans d'autres procédés. On considérait comme raisonnable d'accepter des limites et ne pas utiliser de finesses de trame au-dessus de 65 à 80 lignes.

Aujourd'hui, nous avons faits de grands progrèsNous disposons notamment de toiles très fines et de châblons photographiques d'une valeur éprouvée. Je pense que l'idée d'accepter des limites fait preuve d'un esprit défaitiste. Je crois que la raison pour laquelle on a accepté des limites provient du fait que trop longtemps les sérigraphes se sont contentés d'utiliser des trames demi-tons qui se prêtaient aux autres procédés, au lieu de faire des recherches basées sur les problèmes propres à notre procédé.

À suivre.






Professeur E.J. KYLE

Le 13 octobre 1966, devant une nombreuse assistance réunie dans la salle des conférences de l'«lnstitute of Printing», à Londres, Mr. E.J. Kyle fit un large exposé des derniers développements de la sérigraphie.




Effet moiré

L'effet moiré est produit par la superposition de deux types de trames.




ÉTIQUETTES:

Demi-ton en sérigraphie, sérigraphie, la trame de sérigraphie



Auteur: Màrius
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